SÉCURITÉ ET ENVIRONNEMENT

Ultramar a toujours considéré comme prioritaires la sécurité et le respect de l’environnement. La construction du Pipeline Saint-Laurent se réalisera donc dans le plus grand respect de l’environnement et de la sécurité des travailleurs, de nos employés et de la population, le tout selon les normes rigoureuses en vigueur dans le domaine de la construction des pipelines.

Ultramar n’a rien laissé au hasard dans la construction et l’exploitation du Pipeline Saint-Laurent. Les avancées technologiques et les études menées permettent d’affirmer que le pipeline représente un faible risque pour la sécurité de la population et pour le respect de l’environnement. Le BAPE, qui a étudié et rendu une recommandation favorable sur le projet Pipeline Saint-Laurent, a d’ailleurs souligné que celui-ci « est avantageux par rapport au transport par train ou par navire à l'égard de la sécurité publique, de la flexibilité, de la fiabilité et des émissions de gaz à effet de serre », apportant ainsi une justification fondamentale à la construction par Ultramar d'un pipeline entre sa raffinerie de Lévis et son centre de distribution de Montréal-Est.

La sécurité

Le transport par pipeline de produits raffinés est sans contredit l’un des modes d’expédition les plus sécuritaires qui soient :

  • Aucune rupture n’a été constatée sur un pipeline exploité depuis 17 ans pour les raisons suivantes :
    • de nouvelles technologies plus performantes ont permis d’améliorer la qualité des matériaux;
    • les méthodes de construction et de protection des conduites sont améliorées;
    • des moyens actifs et passifs de sécurité et de surveillance sont mis en place.
  • Aucun décès ou blessure n’est survenu à la suite d’une rupture de pipeline transportant des liquides à basse tension de vapeur depuis ce temps. Ce sont précisément des produits à basse tension de vapeur que transportera le Pipeline Saint-Laurent.
  • Aucun incendie n’est survenu à la suite d’une rupture de pipeline transportant des liquides à basse tension de vapeur.

L’Office national de l’énergie (ONÉ) est d’avis que les ruptures de pipeline transportant des liquides à basse tension de vapeur sont celles qui présentent le moins de risques pour la sécurité.

Pendant la construction

Les risques pendant la construction seront grandement atténués du fait que le pipeline est construit en majeure partie loin des grands centres, en territoire peu ou pas habité. Un programme de santé-sécurité, conforme à la réglementation en vigueur, est appliqué pendant toute la durée des travaux. Un responsable de la sécurité s’assure que toutes les personnes qui travaillent au chantier possèdent la formation requise et connaissent le programme de sécurité. Toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de la population environnante sont prises. Ces mesures prennent également en considération, le cas échéant, la présence de bétail à proximité du chantier. Au besoin, des clôtures temporaires sont aménagées pour prévenir les accidents.

Pendant l'exploitation

La direction d’Ultramar apportera une attention particulière à la sécurité et à la protection de l’environnement autant durant la phase d’exploitation que la phase de construction.

Ainsi, comme le pipeline sera en exploitation de façon continue, il sera surveillé par un personnel qualifié, 24 heures sur 24, tous les jours de la semaine et 365 jours par année.

La conduite sera vérifiée de l’intérieur, à une fréquence appropriée, avec une sonde d’inspection électronique permettant de détecter toute anomalie. Soulignons qu’avant la mise en exploitation du pipeline, un test hydrostatique de la conduite sera effectué (à une pression supérieure de 25% à la pression prévue d’exploitation), ce qui permettra de confirmer son étanchéité. Également, en plus de la surveillance aérienne et de la vérification régulière du système de protection cathodique, une surveillance pédestre sera effectuée chaque année sur l’ensemble du tracé du pipeline. Le réseau sera sous surveillance 24 heures sur 24 et 365 jours par année à partir du centre de contrôle. Un plan de mesures d’urgence sera aussi élaboré en collaboration avec les municipalités concernées.

  • Grâce à une technologie avancée, les techniciens responsables de l’exploitation du Pipeline Saint-Laurent seront en mesure de connaître le débit, la pression et le mouvement des produits en divers points du système. Ils pourront ainsi identifier la moindre anomalie et réagir rapidement et de façon sécuritaire;
  • Des stations de pompage assureront la progression des produits dans le pipeline au débit et à la pression appropriée;
  • Vingt-sept vannes de sectionnement seront réparties sur toute la longueur du pipeline, particulièrement près des cours d’eau majeurs. Chacune des sections pourra être isolée grâce à de l’équipement électronique permettant d’actionner et de fermer les vannes à distance;
  • Des équipes d’entretien préventif s’assureront de l’intégrité du pipeline et des installations de pompage. Des spécialistes veilleront au bon fonctionnement des vannes de sectionnement, du système de prévention de la corrosion et de l’instrumentation, selon les procédures établies. De plus, des vérifications seront réalisées à intervalles réguliers à l’aide d’outils d’inspection interne permettant d’identifier tout défaut de la conduite;
  • En plus de l’entretien préventif, une surveillance constante de l’emprise du pipeline sera effectuée afin de s’assurer que tous les travaux à proximité du pipeline sont approuvés et réalisés sous surveillance;
  • Les responsables de l’exploitation du pipeline seront également en contact avec les autorités municipales et les représentants de la sécurité publique. Le but recherché est de faire en sorte que le plan d’intervention d’urgence d’Ultramar soit toujours arrimé avec ceux mis en place par la sécurité civile, les municipalités et municipalités régionales de comté (et leurs services d’incendie) traversées par le pipeline. Le personnel de la Société serait également appelé à agir dans le cadre du plan de mesures d’urgence, en cas d’accident;
  • Une surveillance aérienne du pipeline sera effectuée régulièrement.

Préparation permanente à toute situation d’urgence :

  • Le programme de formation d’Ultramar comprend divers exercices de simulation pour préparer les employés à affronter toute situation d’urgence qui pourrait survenir;
  • Le programme de formation d’Ultramar comprend divers exercices de simulation pour préparer les employés à affronter toute situation d’urgence qui pourrait survenir;
  • Si une situation anormale est décelée, Ultramar réagit immédiatement en fermant les pompes et les vannes de sectionnement appropriées. afin d’interrompre le débit et ainsi isoler le problème et procède à l’inspection et aux réparations s’il y a lieu;
  • Dans le cas fort improbable d’une fuite, Ultramar enclenchera immédiatement son plan d’urgence en étroite collaboration avec les autorités locales.

L'environnement

Un projet de cette importance nécessite une évaluation approfondie des impacts environnementaux afin de bien les connaître, mais surtout de les réduire. Ultramar a donc procédé à une étude d’impact qui a été sanctionnée par les autorités provinciales et fédérales et peut donc assurer que la construction sera faite dans le plus grand respect du milieu, en fonction des normes les plus rigoureuses en vigueur dans le domaine de la construction des pipelines. Cette étude a permis d’identifier les éléments sensibles présents sur le tracé privilégié et propose des mesures d’atténuation adéquates sur les milieux physique, biologique et humain. Ces mesures seront par la suite appliquées lors des travaux de construction.

Des mesures de protection de l'environnement sont élaborées et mises en œuvre pour protéger tous les types de milieux : boisés, cultivés ou autres. Les travaux sont réalisés en collaboration avec les municipalités et les MRC concernées, dans le respect de leurs plans d'aménagement.

Une attention particulière est portée à tous les plans et cours d'eau traversés, dont les principaux affluents de la rive sud du fleuve Saint-Laurent (les rivières Chaudière, Etchemin, Beaurivage, Nicolet, Saint-François, Yamaska et Richelieu).

Contrairement aux autres modes de transport que sont le train, le navire ou le camion-citerne, le pipeline ne requiert l'emploi d'aucun combustible fossile, réduisant de plus de 37 000 tonnes par année les émissions de gaz à effet de serre. Seules des pompes électriques seront utilisées pour faire circuler les produits dans le pipeline.

Pour plus de détails sur les considérations environnementales, consultez l’étude d’impact sur l’environnement.

Pour consulter le rapport du BAPE relatif au projet Pipeline Saint-Laurent d’Ultramar, cliquez ici.